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12/08/2010

Remise du "Prix Feria 2010"

prixferia.jpgLe lauréat du Prix Feria 2010 de Millas, qui récompense un créateur pour son oeuvre tauromachique, est le journaliste André Viard. Après le romancier essayiste Jean-Marie Magnan, puis le photographe de renommée internationale Lucien Clergue, le peintre nîmois Claude Viallat mondialement connu, c'est le journaliste André Viard qui a reçu cette distinction pour l'ensemble de son action tauromachique.

C'est en présence du président du conseil général des P.-O., de Mme le maire de Millas, du président du Centre méditerranéen de llittérature, du président du comité des fêtes et des autres membres du jury, qu'André Viard, en tant que lauréat, s'est vu remettre le Prix Feria 2010.

10/08/2010

Millas : elle est géante la Feria !

jordibarrefanal.jpgJordi Barre et le Fanal de Sant-Vicens : une magnifique interprétation du Virolal de Montserrat, chant catalan qui clôture la messe.

bourquin.jpgComme chaque année, Christian Bourquin préside à la transformation de l'eau de la Font del Rey en liquide anisé.

apero.jpgLe moment de l'apéritif, très convivial, est attendu par la population et les "estrangers" qui trinquent sous le soleil du midi.

Hier matin, la Feria de Millas était placée sous le signe de la fête catalane et de la tradition. Avec, en premier acte la messe. Suivie d'une invasion de Gegants dans les rues, tous attirés par la célèbre Font del Rey où se déroulait un peu après midi un apéritif qui, lui aussi, était absolument géant.

jordibarre.jpgUn grand merci à Jordi Barre de si bien chanter l'amour du Pays Cataln, et de le faire partager. Un des moments émouvants de la feria.

eglise.jpgLes Millassois sont maintenant rompus à cet exercice difficile qui consiste à faire coexister le sacré et le profane. Le profane, ce sont les Gegants dans l'église, même si l'ancienneté de cette tradition en Catalogne lui confère des droits.


Les Millassois y tiennent et n'hésitent pas à le dire. Si la Feria est un grand moment de débordement festif, il faut aussi qu'elle laisse place au recueillement religieux et à ce que la foi recèle de plus traditionnel. C'est pourquoi la messe en l'église Sainte-Eulalie est une authentique messe catalane, dite et chantée dans la langue du pays. Hier, c'était le Père Louis Masachs, Clarétain de Saint-François d'Assise à Perpignan, qui célébrait l'Eucharistie en catalan, assisté du diacre permanent des paroisses du Riberal Henri Arpajou. La partie musicale était assurée avec talent et entrain par Alain Camps, et rehaussée par Jordi Barre et le Fanal de Sant-Vicens. La messe ouvrit sur la chanson "Nosaltres aqui parlem català": une chanson profane qui parle tant d'amour et de fraternité qu'elle a toute sa place dans une église. Ferveur religieuse et ferveur catalane régnaient donc sur une messe où le public occupa jusqu'à la dernière chaise de la belle église Sainte-Eulalie. La célébration s'acheva sur l'hymne roussillonnais, chanté par Jordi Barre et repris par l'assistance, un émouvant "Muntanyes Regalades".

En marche les Gegants

Les Gegants de Tautavel, qui se trouvaient déjà dans le choeur, furent rejoints dès la fin de la messe par les "colles geganteres" de Perpignan et Thuir, mais également par leurs homologues sud catalanes de Moià, Alella, Sabadell et Mataro. Royaux ou grotesques, les Gegants se livrèrent à leurs habiles pas de danse dans le transept. Les Gegants ne sont pas toujours... géants : quelques-uns, venus de Catalogne du sud, rappellent plutôt les facétieuses "grosses têtes" du Carnaval d'antan.

Tous à la fontaine

La Font del Rey est le lieu de rendez-vous de midi. Les Gegants s'y rendirent donc, drainant avec eux un public enthousiaste. Les Diables i Bruixes del Riberal jouèrent aux Trabucaires à grand bruit, faisant éclater des coups de "trabuc" qui amusèrent la foule et effrayèrent enfants et animaux. Les bandas Els Companys, Els Tirons, celles de Céret et d'Aigues-Mortes, et les inimitables Salanc'aires avec leurs cornemuses, assuraient l'ambiance musicale. Les Canaillous locaux, qui ne désemparent pas depuis le début de la Feria, ne laissaient leur place à personne.

Toutefois, ils acceptèrent comme chaque année de prêter leur hélicon à Christian Bourquin, conseiller général du canton, qui après avoir assisté à la messe procédait au baptême du pastis avec l'eau de la Font del Rey. Le président du conseil général remplit lui-même nombre de timbales, avant de souffler dans l'hélicon, puis de prendre place sous les ombrages pour le repas dominical en plein air, un autre acte incontournable de la Feria.

Novillada : un Rabo pour José Arévalo, Vuelta pour Camino de Santiago

Le ganado français a encore marqué des points avec cette novillada de Camino Santiago dont les six exemplaires ont tous montré de la classe. Les premier, second et quatrième ont hélas manqué de moteur pour s'exprimer totalement. Le cinquième s'éteignit un peu en fin de parcours. Le troisième fut le plus complet pour le ganadero et le dernier supérieur à la muleta. Sauf le premier tous ont été applaudis à l'arastre. Le dernier à été honoré de la vuelta posthume. Patrick Oliver, silence aux deux. Mathieu Gillon ; oreille et salut. José Arevalo oreille et deux oreilles et la queue.torero3.jpg

Le faible premier poussa par à coup avec style sous la pique. Par manque de force il resta cout à la muleta. Oliver l'aida en lui donnant de la distance et réussit de belles séquences templées. Il finit spectaculairement par des circulaires parfaitement maitrisées et des enchainements sur place mais une épée tombée lui coûta l'oreille. Silence. A peine piqué, le quatrième ne montra sa bravoure que dans la lidia à pied. Il suivit les leurres tête basse en se propulsant violemment, et parfois de manière désordonnée, vers la sortie de passe de toute la force de son arrière train. En fin de parcours il rompit le combat et chercha l'appui des planches. Sur la corne gauche, la meilleure, Oliver livra d'excellentes séries avant de devoir composer avec la finale décadente de son adversaire. Entière tombée. Silence.pensée.jpg

Le mobile second fut brave au cheval et afficha dans les leurres une volonté d'en découdre de tous les instants. Il répondit à tous les toques mais par manque de moteur ne sortit jamais du passe sur l'inertie et se révéla collant. Guillon sut profiter de ses attaques franches et rusa avec sa course réduite. Il bascula valeureusement sur la corne pour enfoncer une entière mortelle. Oreille. Le cinquième montra classe et engagement au cheval. Au troisième tiers il donna des charges claires et de bonne amplitude. Habille et inspiré Guillon composa une faena copieuse, alternant les séquences profondes et les plages moins appuyées. Salut après mise à mort en deux voyages.torero1.jpg

Le troisième s'employa avec force et grande classe, poussant droit perpendiculairement au peto, tête basse, ce qui laissa espérer le meilleur comportement dans la muleta. Il confirma entre les mains de Arevalo qui lui servit un toreo sain et efficace non dénué d'inventivité mais plus physique qu'artistique. Entière tendida. Oreille. Le dernier permit à l'aprés midi de finir en apothéose. Il poussa de toute la force de son arrière train, reins engagés, tête basse. Il attaqua la muleta dans la même attitude, donnant des charges vibrantes et de grande classe. Jusqu'au bout il se battit avec générosité, puissance et franchise. Par sa générosité personnelle et son engagement sans faille Arevalo sut hisser sa prestation à hauteur de l'évènement; à la grande satisfaction du public qui pétitionna bruyamment pour la queue. Le président céda à la volonté populaire, tout en n'oubliant pas de récompenser légitimement le novillo d'une vuelta posthume. Lors de son tour de piste le novillero invita le ganadero à se joindre à lui. Les trois novilleros (même Patrick Oliver !) alternèrent avec brio aux banderilles. Chaleur sèche de type catalan, trois quart d'arène, sortie sur les épaules de José Arevalo.foule.jpg

08/08/2010

Bernard Sales expose à la pâtisserie

b.Salles-vernissage2010.jpgJusqu'à mardi, les amateurs de peinture tauromachique pourront admirer les oeuvres de l'artiste Bernard Sales. Le vernissage de l'exposition s'est déroulé en prélude de la feria de Millas. Pour cette exposition, Bernard Sales a sorti toute l'étendue de son oeuvre, pour l'exposer sur presque toute la totalité des murs de la pâtisserie Lopez, exposition que les nombreux invités et habitués ont pu parcourir, et pour certains découvrir des oeuvres moins connues du peintre. Bernard Sales propose au spectateur une facette de son travail ou de sa personnalité. Cette exposition dévoile la part intime de l'artiste, celle du taureau, du jeu de l'homme et de la bête. Force et puissance de l'animal, adresse et fluidité du torero, ombre et lumière sur la piste de sable. Cette présentation magistrale telle une arène permet de montrer chaque oeuvre, s'offrant dans sa singularité, dans un dialogue avec le spectateur, la présentation magistrale devient l'espace de toutes les libertés.

10:05 Publié dans Feria | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : feria, millas, exposition