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11/08/2009

Quatre jours et quatre nuits de folie

La foule a été au rendez-vous de cette nouvelle édition de la feria. Pendant quatre jours et quatre nuits, les animations se sont succédé à un rythme effréné, faisant la part belle aux traditions sang et or. Avec en prime, cette année, la présence de l'incontournable "planxot"...

bodegalatine.jpgTraditions

Les couleurs sang et or s'affichent sur tous les murs de la ville pendant la feria. Mais pas seulement. Ces quatre jours de fête sont l'occasion de renouer avec les traditions : depuis la tronada monstre avec "Aire nou de Bao" qui a ouvert les festivités jeudi, en passant par la trobada castellera, samedi, la messe en catalan en l'église Sainte-Eulalie avec la participation de Jordi Barre et le Fanal de Sant Vicens, la danse des "Gegants", la prestation des groupes folkloriques et le correfoc, dimanche, ces quatre jours rendent compte de la diversité et de la richesse de la culture festive catalane.

 

77157645.2.jpgMiss feria

Comment choisir la plus belle dans ce parterre de jolies fleurs, les unes plus belles que les autres ? L’élection de Miss féria est toujours un casse-tête, elle n’a pu avoir lieu au vu du nombre infini de candidates qui le méritaient. Libre à chacun de faire son choix,

 

flamenco2.jpgFlamenco

Le "cante jondo", chant primitif traditionnel andalou s'est transformé au fil du temps. Les "palmas" claquements de main, l'accompagnement à la guitare et la danse sont aujourd'hui partie prenante du flamenco. Cet art issu de la culture gitane et andalouse a trouvé son public à Millas, merveilleusement servi par le groupe Kanélé. Spectateurs d'ici et d'ailleurs, tous ont ressenti et apprécié cette soirée d'émotion intense. Un spectacle simple, enivrant, tellement vrai, un moment fort de la feria.

 

abrivado1.jpgAbrivado

C’est une tradition qui est devenue un spectacle. Ce jeu taurin alliant amour des chevaux et passion des taureaux. Une course folle dans les rues de Millas, le samedi et le dimanche de la feria permet aux plus braves des aficionados ("attrapaïres") d'endiguer la course du ou des toros, encadrés de main de maître par la manade Gire qui perpétue cette tradition équestre.

 

pompier-brennus.jpgSapeurs-pompiers

Les anges gardiens de la feria n'ont pas relâché leur attention pendant ces quatres jours de folie. Du petit au gros bobo, ils ont assuré une présence et une efficacité de tous les instants. Mais ils n'ont pas hésité à s'offrir une petite récréation pour poser avec le bouclier de Brennus -"le planxot" - à la font del rei avant de reprendre du service. Un grand merci à tous ces hommes et femmes qui oeuvrent dans l'ombre pour la bonne marche de la fête.

 

planxot-bien-entoure.jpgLe "planxot" en décapotable

Trônant sur le siège arrière d'une décapotable aux couleurs catalanes, entouré de ses pom pom girls, le "planxot" tant mérité à fait une courte apparition à la feria aux alentours de midi. La foule nombreuse a pu contempler ce trophée convoité. Il paraît même que certaines Clermontoises l'ont touché pour conjurer le mauvais sort.

maisondecoreeferia.jpg

09/08/2009

Les Castellers au top de la feria de Millas

castellers.jpgChaque année, la Feria de Millas fait la part belle à la tradition catalane. Hier, trois colles de Castellers, deux de Catalogne du sud et une du Roussillon, les Castellers du Riberal, sont montés toujours plus haut devant un public admiratif. Aujourd'hui, huit colles de Gegants défileront.

Le langage symbolique de la tradition renvoie les Castells (châteaux en catalan) aux tours de guet qui, au Moyen âge, annonçaient de loin l'arrivée de l'ennemi et permettaient de se préparer à l'affronter. Les tours humaines seraient donc une sorte d'hommage rendu à ces tours, et peut-être le souvenir ancien de quelques victoires dues à la vigilance du guetteur.

La coutume des Castellers nous vient de Catalogne du Sud, où la tradition a fortement été marquée par la Reconquête. Tombé en désuétude, le Castell est revenu avec force au sud des Pyrénées depuis les années cinquante, et a fait son apparition en Roussillon en 1997. Hier, deux équipes de Catalans du sud, les Tirallongues de Manresa, à la chemise grise, et les Nois de la Torre en bleu clair, effectuaient une prestation remarquée aux côtés des Castellers du Riberal, en chemise verte et "mocador" rouge.

foulecastel.jpgLes Castellers du Riberal a été la première "colla castellera" de la Catalogne du nord, et a été fondée par Hervé Pi. Elle a son siège à Baho, mais sa centaine de membres vient aussi des villages environnants. Aujourd'hui, le "cap de colla", le chef, est Rafael Renyé, et l'équipe, selon l'expression consacrée, a de 7 à 77 ans.

Beaucoup de jeunes semblent s'intéresser aux colles de Castellers. Ainsi Florian qui voit dans le Castell l'occasion de "participer à une tradition qui alimente une culture catalane vivante". A quoi Ali et Guillem ajouteront d'autres aspects :"la colla c'est notre seconde famille".

Tradition et sport

Voilà pour le sentiment. Maintenant, parlons muscles. "C'est vrai, c'est un sport !", acquiesce notre trio qui s'entraîne deux fois par semaine. Un sport où il faut "le sens de l'équilibre au physique comme au mental, et la force". La force, surtout pour ceux qui composent le socle de la tour humaine, "le baix", et portent les autres Castellers sur leurs épaules ; l'agilité pour ceux et celles (car il y a des dames, des demoiselles et des enfants dans la tour) qui vont constituer les divers étages. Et il faut du bon sens encore, ce que l'on appelle en catalan "el seny". Le bon sens recouvre la non prise de risques : "On préfère démonter le Castell et ne pas parvenir à ce que l'on s'est fixé que de tomber ou faire tomber quelqu'un", explique Guillem.

fillette.jpgA deux pas de la mairie, les trois colles se préparent. Elles commencent par faire "un pilar" (un pilier) qui montera aussi haut que faire se peut. Ensuite chaque équipe s'assignera un but : pour les Castellers del Riberal, c'est une "4 de 6", c'est-à-dire une tour de six étages comprenant à chaque étage quatre Castellers (leur record est de 7). En bas, la "pinya" soutient la base ; la "pinya", c'est une entreprise solidaire à laquelle participent aussi les autres colles.

La musique est là pour encourager les Castellers à monter toujours plus haut, les visages se crispent, les muscles tremblent, avec souplesse les plus légers escaladent les plus costauds, le Castell ne peut s'élever qu'avec le concours de tous, quelque chose qui rend chaque humain égal à l'autre.

Bernard Sales expose

Bernardsales.jpgDepuis ses débuts, le motif tauromachique traverse obsessionnellement la production de Bernard Sales, aficionado a los toros , sur des supports et selon des modes de représentations les plus divers. Comme la palette soyeuse des ocres et des ors, des rouges et des noirs, les tableaux expriment, avec un accent catalan, la tauromachie dans sa belle évidence, La magie opère, car Bernard Sales agrandit, recadre, recompose, et déploie sur la toile son art magistral du mouvement tel une envolée de cape. A la fois fugace, dansante, éclatante, ses oeuvres explosent de sang et de soie, de lumières et d'ombres, de rouges tendres et de jaunes acides.Nul doute que le geste du peintre ne soit de pure authenticité et que sous le pinceau ne crisse le sable des arènes

08/08/2009

Feria de Millas : ils ont mis le feu

UNEFERIA2.jpgTop départ en fanfare, jeudi soir, pour ces quatre jours de fête consacrés à la feria. Voici donc un bilan de ces deux premières journées (et soirées) de liesse en attendant un week-end au programme alléchant qui accompagnera les aficionados.

La ville de Millas s'apprête à vivre ce samedi sa 3e nuit de fête. La feria 2009 a démarré "al dente" jeudi, le public étant au rendez-vous, avec les premières bodegas animés par les Alchemists vous entraînant sur les chemins du «Dallas», DJ tito et Obsession, les concerts de bandas et une foule en liesse.

Hier, certains taquinaient le cochonnet sous les arbres du camping, les autres (catalanité oblige) assistaient à un concert de musique catalane ou participait à la «battlada de sardanes». Le soir les festayres, avant l’entrée en lice dans les bodegas, avaient le choix entre l’intercanton pour défendre leur esprit de clochers ou la grande nuit du flamenco. Les festivités organisées par le Comité d'animations culturelles de la ville vont monter progressivement en puissance jusqu'à dimanche.

Le prix à Claude Viallat

Aujourd'hui, on ouvre avec la "feria du livre" dans le patio de la mairie. Au menu un débat sur la tauromachie animé par Robert Berard. De 11h à 17h Feria des enfants au parc municipal animation et spectacles à 11h30 et 15h00 « les jeux du cirque » par la compagnie Cielo. L'après midi à 18h, Claude Viallat, recevra le prix "feria 2008" pour l'ensemble de son oeuvre.

L'Abrivado cet après-midi et ce soir.

Plus physique, l'abrivado sera l'occasion d'un lâcher de toros animé par les bandas, à 16h, puis à 21h30. Les traditions catalanes seront elles aussi à l'honneur avec la construction de tours humaines, les " catellera" à 17 heures,plus de 300 participants seront présents pour ces pyramides vivantes. Les plus affamés pourront également se rendre à 21h dans la cour de l'école maternelle pour se délecter d'une "gigantesque paëlla" préparée de main de maître par les Noïs de Força Réal.

Tout comme jeudi soir les spectateurs pourront voir évoluer à 22h30 "le toro de fuego" et ses gerbes d'étincelles en attendant l'ouverture des bodegas, sans oublier sur le podium central de la musique et de l'ambiance mega danse avec Obsession. Ce sera vers 22h45 que le plus grand orchestre de danse du sud de la France avec 20 artistes sur scène animera la célèbre bodega de la Font del Rei. La fête se poursuivra jusqu'à tard dans la nuit. Et rebelote demain dimanche.