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26/08/2009

C'est les vacances

Chers lecteurs, c’est pour moi le temps des vacances. Rendez-vous l'année prochaine. Merci pour vos visites.

11/08/2009

Quatre jours et quatre nuits de folie

La foule a été au rendez-vous de cette nouvelle édition de la feria. Pendant quatre jours et quatre nuits, les animations se sont succédé à un rythme effréné, faisant la part belle aux traditions sang et or. Avec en prime, cette année, la présence de l'incontournable "planxot"...

bodegalatine.jpgTraditions

Les couleurs sang et or s'affichent sur tous les murs de la ville pendant la feria. Mais pas seulement. Ces quatre jours de fête sont l'occasion de renouer avec les traditions : depuis la tronada monstre avec "Aire nou de Bao" qui a ouvert les festivités jeudi, en passant par la trobada castellera, samedi, la messe en catalan en l'église Sainte-Eulalie avec la participation de Jordi Barre et le Fanal de Sant Vicens, la danse des "Gegants", la prestation des groupes folkloriques et le correfoc, dimanche, ces quatre jours rendent compte de la diversité et de la richesse de la culture festive catalane.

 

77157645.2.jpgMiss feria

Comment choisir la plus belle dans ce parterre de jolies fleurs, les unes plus belles que les autres ? L’élection de Miss féria est toujours un casse-tête, elle n’a pu avoir lieu au vu du nombre infini de candidates qui le méritaient. Libre à chacun de faire son choix,

 

flamenco2.jpgFlamenco

Le "cante jondo", chant primitif traditionnel andalou s'est transformé au fil du temps. Les "palmas" claquements de main, l'accompagnement à la guitare et la danse sont aujourd'hui partie prenante du flamenco. Cet art issu de la culture gitane et andalouse a trouvé son public à Millas, merveilleusement servi par le groupe Kanélé. Spectateurs d'ici et d'ailleurs, tous ont ressenti et apprécié cette soirée d'émotion intense. Un spectacle simple, enivrant, tellement vrai, un moment fort de la feria.

 

abrivado1.jpgAbrivado

C’est une tradition qui est devenue un spectacle. Ce jeu taurin alliant amour des chevaux et passion des taureaux. Une course folle dans les rues de Millas, le samedi et le dimanche de la feria permet aux plus braves des aficionados ("attrapaïres") d'endiguer la course du ou des toros, encadrés de main de maître par la manade Gire qui perpétue cette tradition équestre.

 

pompier-brennus.jpgSapeurs-pompiers

Les anges gardiens de la feria n'ont pas relâché leur attention pendant ces quatres jours de folie. Du petit au gros bobo, ils ont assuré une présence et une efficacité de tous les instants. Mais ils n'ont pas hésité à s'offrir une petite récréation pour poser avec le bouclier de Brennus -"le planxot" - à la font del rei avant de reprendre du service. Un grand merci à tous ces hommes et femmes qui oeuvrent dans l'ombre pour la bonne marche de la fête.

 

planxot-bien-entoure.jpgLe "planxot" en décapotable

Trônant sur le siège arrière d'une décapotable aux couleurs catalanes, entouré de ses pom pom girls, le "planxot" tant mérité à fait une courte apparition à la feria aux alentours de midi. La foule nombreuse a pu contempler ce trophée convoité. Il paraît même que certaines Clermontoises l'ont touché pour conjurer le mauvais sort.

maisondecoreeferia.jpg

10/08/2009

Leal, Guillon, Sergio Flores et Jean-louis Darret a hombros

Leal,-Guillon,-Sergio-Flores-et-Jean-louis-Darret-a-hombros.jpgToreros et ganadero porté a hombros

Longtemps incertaine en raison des violents orages qui s’étaient abattus toute la journée sur le département des Pyrénées Orientales et à Millas depuis le midi, la novillada des fêtes a finalement pu avoir lieu grâce à la clémence des cieux qui arrêtèrent l'averse une heure avant le paseo, et grâce aussi à l'équipe des areneros chargés de préparer la piste.

DSC_9335.jpgFurent lidiés cinq novillos précieux du Camino de Santiago, bas et bien faits, ronds et armés par devant, mobiles et braves à l'exception du dernier qui marqua une préférence pour les planches, et tous nobles, et un du Laget, venu en remplacement, armé large et rugueux du début à la fin de sa vie publique.

DSC_9308.jpgMarco Leal toucha en premier un colorado extra de noblesse et d'allant auquel il servit une faena enthousiaste dont les meilleures séquences furent sur le côté droit. Une entière et une oreille. Son second, un costaud très noble, prit trois piques et Marco réédita une faena pimpante qui mit les gradins en joie. L'estocade un peu tombée le priva d'un double trophée, mais pas d'une oreille synonyme de sortie a hombros.

DSC_9399.jpgAprès Mont de Marsan et Villeneuve oc, il avait paru en dedans de ses possibilités, la question se posait de savoir si Mathieu Guillon était capable de se dépasser dans des circonstances difficiles. Le sérieux client du Laget sorti en cinquième position lui en offrit l'opportunité et Mathieu ne la laissa pas passer. Mettant toute son habileté, qui est grande, au service d'une lidia défensive d'abord puis plus ambitieuse, il fit front crânement, s'imposa, vola le peu que le dur à cuire consentit à lâcher, et s'en débarrassa d'une épée entière. Le public, conquis par sa vaillance, l'invita à une vuelta très fêtée. Face au second de la tarde, un loukoum pur sucre, il toréa comme il sait, avec gracia et desparpajo, pellizco et légèreté. Quelques véroniques, une grande media du bout des doigts, une poignée de naturelles et deux pechos enveloppées furent de haut niveau. A Séville la musique aurait joué. Elle joua aussi à Millas et l’épée entière fit légitimement tomber deux grosses oreilles.

DSC_9477.jpgPour sa présentation européenne en piquée, Sergio Flores n'a pas déçu les aficionados avisés qui avaient fait le déplacement. Face au lot le moins propice - deux novillos nobles de Darret dont le premier fut un poil faible car trop piqué et le second mansote cherchant la moindre issue pour s'y glisser- il fit preuve d'un sens du temple et du rythme qui n'eurent pour égal que sa faculté à rester quieto et à aguanter toutes les charges. Un futur grand... si les petits cochons du mundillo ne le dévorent pas prématurément. Conscient de devoir couper les deux oreilles du dernier pour accompagner ses deux compañeros français a hombros, il se jeta littéralement sur le morillo et laissa une entière dont il ressortit taleguilla en lambeaux, Ã l'image de son compatriote Adame qui voici quatre ans, lors de sa présentation en piquée aussi dans ces mêmes arènes avait eu moins de chance, l'accrochage, pour les mêmes raisons, se soldant par une cornada importante. Retenez son nom : Sergio Flores. Quatre cinquième d'arènes, public ravi ovationnant les trois toreros et le ganadero a hombros. Bravo !

09/08/2009

Bernard Sales expose

Bernardsales.jpgDepuis ses débuts, le motif tauromachique traverse obsessionnellement la production de Bernard Sales, aficionado a los toros , sur des supports et selon des modes de représentations les plus divers. Comme la palette soyeuse des ocres et des ors, des rouges et des noirs, les tableaux expriment, avec un accent catalan, la tauromachie dans sa belle évidence, La magie opère, car Bernard Sales agrandit, recadre, recompose, et déploie sur la toile son art magistral du mouvement tel une envolée de cape. A la fois fugace, dansante, éclatante, ses oeuvres explosent de sang et de soie, de lumières et d'ombres, de rouges tendres et de jaunes acides.Nul doute que le geste du peintre ne soit de pure authenticité et que sous le pinceau ne crisse le sable des arènes